Une personne peut en cacher une autre.

Une impression, une sensation, un déni, un refoulement puis un résultat : Positif. C’est fait, me voilà « habité » par une personne.

Drôle de façon de résumer, un événement que beaucoup qualifie de formidable, d’impressionnant, d’incomparable.

Et pourtant…Du haut de mes (presque) 9 mois de cohabitation, je me sens toujours aussi incertaine. L’impression d’avoir fait un virage à 360° (bon ok là c’est plus un virage…). De prendre un tournant sans retour, de sauter du haut d’une falaise sans filet, en bref de vivre une expérience aussi incroyable qu’effrayante.

Voir son corps s’arrondir, ses émotions amplifiées, ses envies exacerbées ont complètement chamboulé la « control freak » que je suis.

« Vais-je m’en sortir ? » – « Serais-je à la hauteur ? » ou encore « Vais-je suffisamment l’aimer ? »

Voilà autant de questionnement lors de mes moments de doutes et d’angoisses. Toutefois, et malgré ma peur un lien se tisse. Subtilement d’abord, puis de plus en plus fort. Je n’ose l’admettre à haute voix, mais je me surprends à converser avec ce petit être qui évolue en moi. À le caresser à travers mon ventre. À m’inquiéter de son avenir, et même à visualiser ce qui pourrait être mon quotidien après sa venue au monde.

Ma douce skizophrénie me pousse à l’attendre impatiemment quand une autre partie de moi-même voudrait arrêter le temps. À m‘émerveiller de ses petits battements de cœurs, alors qu’il m’arrive encore de ne pas réaliser la situation…

Non je ne me sens pas plus accomplie, non je ne suis pas sur que ce soit le rôle de ma vie. Mais malgré le brouillard qui m’entoure le concernant, j’aimerais juste lui dire : Maman t’attend.

 

 

 

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